Le 21 octobre dernier, le BCTQ a réuni au Centre PHI, à Montréal, des représentants de l’industrie audiovisuelle du Québec à l’occasion de la quatrième édition du Grand chantier de l’audiovisuel. Une journée placée sous le signe de la collaboration, où les échanges ont permis de faire ressortir des priorités communes et de réfléchir aux actions à entreprendre pour renforcer l’avenir du secteur.
Cette nouvelle édition marque une étape importante dans les travaux de la Grappe de l’audiovisuel. Après trois éditions consacrées à cerner les enjeux et à approfondir les réflexions collectives, le rendez-vous de 2026 invitait les participants à aller plus loin : déterminer les orientations à privilégier et proposer des actions concrètes que le BCTQ pourrait porter au cours de la prochaine année.
Une industrie en transformation, des choix à faire
L’industrie audiovisuelle évolue dans un environnement où les modèles de financement, les technologies et la concurrence internationale se transforment rapidement. Au Québec, le dévoilement de la Stratégie québécoise de l’audiovisuel 2026-2031 et les discussions entourant l’avenir du régime d’aide fiscale ouvrent également de nouvelles perspectives pour le secteur.
C’est dans ce contexte que les participants ont été appelés à se prononcer sur cinq enjeux déterminants : le financement et les politiques publiques, la souveraineté numérique et l’intégration de l’intelligence artificielle, la main-d’œuvre, la formation et la relève, l’écosystème d’accueil et la capacité de production, ainsi que l’écoresponsabilité.
Au-delà des réalités propres à chacun de ces domaines, une même préoccupation a guidé la démarche : comment réunir les conditions nécessaires pour permettre à l’industrie audiovisuelle du Québec de demeurer compétitive, innovante et capable de saisir les occasions qui se présentent?
Des discussions qui débouchent sur des propositions
Pour cette édition, le BCTQ a fait appel à l’Institut du Nouveau Monde (INM) afin de mettre en place une démarche participative favorisant des échanges constructifs et orientés vers l’action.
Répartis autour de tables de travail, les participants ont été invités à identifier, pour chaque thématique, une orientation stratégique majeure et jusqu’à trois actions prioritaires. Les propositions ont ensuite été discutées, bonifiées et présentées en plénière, permettant à l’ensemble des participants de contribuer à leur priorisation.
Les discussions ont permis d’approfondir les enjeux propres à chaque thématique et d’explorer différentes avenues pour répondre aux défis actuels et futurs de l’industrie. La diversité des expertises réunies et la complémentarité des perspectives ont favorisé l’émergence de propositions concrètes, qui feront l’objet d’une analyse approfondie dans le cadre des prochaines étapes de la démarche.
Cette mise en commun a favorisé le dialogue entre des perspectives complémentaires et permis de dégager des propositions visant à répondre aux besoins plus larges de l’industrie.
Donner une suite concrète aux échanges
La portée du Grand chantier ne se limite pas à la journée de consultation. Les contributions recueillies serviront à alimenter les prochaines actions du BCTQ et à préciser les priorités qui guideront ses interventions auprès des partenaires de l’industrie et des instances gouvernementales.
« La force de notre industrie repose sur la richesse de ses expertises, mais surtout sur notre capacité à les réunir autour d’une vision commune. Le Grand chantier nous permet de prendre le pouls de l’écosystème, de mieux comprendre ses priorités et de guider nos actions en fonction des réalités du terrain. Notre responsabilité est maintenant de donner une suite concrète à ces réflexions et de faire avancer, ensemble, les dossiers qui façonneront l’avenir de notre industrie. » — Stéphane Cardin, président-directeur général du Bureau du cinéma et de la télévision du Québec (BCTQ)
Les résultats feront l’objet d’une synthèse réalisée par l’Institut du Nouveau Monde (INM), qui documentera les échanges et les principales orientations issues de la journée. Nordicity contribuera ensuite à l’analyse stratégique de ces résultats afin d’alimenter les priorités et la poursuite des travaux de la Grappe de l’audiovisuel.
Alors que l’industrie traverse une période charnière, cette quatrième édition rappelle l’importance de maintenir des espaces de dialogue où les expertises se rencontrent et où les défis communs peuvent se traduire en propositions porteuses.
Une mobilisation rendue possible grâce à nos partenaires
Le BCTQ remercie Téléfilm Canada pour son soutien, ainsi que les partenaires de cette édition : l’AQPM, AQTIS 514 IATSE, l’ARRQ, la GCR Québec, le Fonds Bell, le Fonds des médias du Canada, Nordicity et Raymond Chabot Grant Thornton.
Un merci particulier à l’Institut du Nouveau Monde (INM) pour la conception et l’animation de la démarche participative, ainsi qu’à toutes les personnes présentes pour leur engagement, leur ouverture et la qualité de leurs contributions.
Cette mobilisation témoigne d’une volonté partagée de faire progresser l’industrie audiovisuelle du Québec, en misant sur ses forces, sa capacité d’adaptation et la collaboration entre ses différents acteurs.
LE GRAND CHANTIER 2026 EN IMAGES







































































